- Ce que le code du travail impose au document unique — et ce qu’il n’impose pas
- Le modèle Parknet : ce qu’il contient, dans quels formats
- Découper un site industriel en unités de travail
- Coter les risques : méthode, échelles et limites
- Du modèle au plan d’action : ce que la loi attend selon votre effectif
- Conservation 40 ans, accès et affichage : les obligations que les modèles gratuits oublient
- Dépôt dématérialisé sur le portail numérique : l’état réel du dossier
- Modèle gratuit, OiRA ou logiciel : comment choisir sans surpayer
- Sept défauts qui affaiblissent un DUERP lors d’un contrôle
- Sources
Un modèle de document unique gratuit ne vaut que par les rubriques qu’il contient. Le code du travail n’impose aucune trame : il impose un contenu, une mise à jour, une conservation longue et un droit d’accès. Parknet publie une trame PDF et un tableur découpés pour un site de production, avec le contexte que les pages de téléchargement omettent presque toujours — à commencer par l’état réel du dépôt sur le portail numérique national.
Le modèle Parknet — deux fichiers, téléchargement direct, sans formulaire ni création de compte. Une trame PDF à imprimer pour la revue en atelier, un tableur modifiable pour la cotation, le plan d’action et la consolidation multi-sites.
Ce que le code du travail impose au document unique — et ce qu’il n’impose pas
L’obligation tient en une phrase : l’employeur « transcrit et met à jour dans un document unique les résultats de l’évaluation des risques pour la santé et la sécurité des travailleurs », cette évaluation comportant « un inventaire des risques identifiés dans chaque unité de travail de l’entreprise ou de l’établissement, y compris ceux liés aux ambiances thermiques » (article R4121-1 du code du travail). Rien sur la forme, rien sur le support, rien sur un quelconque formulaire homologué.
L’INRS le confirme sans ambiguïté : aucun modèle n’est imposé, et le choix entre papier et numérique appartient à l’employeur. C’est précisément ce qui rend un modèle gratuit parfaitement recevable : un tableur bien construit et rempli après visite de poste a exactement la même valeur juridique que la sortie PDF d’un logiciel facturé au mois.
Ce qui est réellement examiné en cas de contrôle tient à quatre éléments que l’INRS énumère : le cadre de l’évaluation, la méthode d’appréciation retenue, l’inventaire des risques identifiés et évalués, les actions décidées. Un document qui traite ces quatre points est solide, quelle que soit sa mise en page.
À défaut, la sanction est une contravention de cinquième classe pour défaut de transcription ou de mise à jour (article R4741-1), que l’INRS chiffre à 1 500 € (INRS, 2023), montant doublé en cas de récidive. La conséquence pratique est simple : on juge un modèle sur les rubriques qu’il prévoit, pas sur son esthétique.
Le modèle Parknet : ce qu’il contient, dans quels formats
La trame PDF sert à la collecte : on l’imprime, on la remplit à la main devant les machines, avec le responsable d’atelier et un opérateur du poste. Le tableur sert à la consolidation : cotation, tri par criticité, plan d’action, comparaison d’une année sur l’autre et regroupement de plusieurs établissements dans un même classeur.
Les deux fichiers suivent le même découpage en six blocs :
- Identification : raison sociale, établissement, effectif, numéro et date de version, rédacteur, participants à l’évaluation.
- Liste des unités de travail avec, pour chacune, l’effectif concerné et les horaires pratiqués.
- Inventaire des dangers par unité, une ligne par situation dangereuse identifiée.
- Cotation, avec l’échelle utilisée recopiée dans le fichier lui-même.
- Mesures de prévention existantes, distinguées des mesures à venir.
- Plan d’action daté, avec pilote nommé, échéance et estimation de coût.
Le tableur prévoit en outre les colonnes de l’annexe exigée par l’article R4121-1-1 : données collectives utiles à l’évaluation des expositions individuelles aux facteurs de risques professionnels et proportion de salariés exposés au-delà des seuils, à actualiser à chaque mise à jour du document. C’est la rubrique la plus souvent absente des trames gratuites, alors qu’elle concerne directement le travail de nuit, le travail posté, le bruit et les vibrations mécaniques — soit le quotidien d’un atelier.
Deux limites, dites franchement. Le modèle ne remplace pas l’analyse de terrain : rempli au bureau, il produit un document faux. Et il ne remplace pas la consultation du comité social et économique, qui reste une étape séparée du remplissage.

Découper un site industriel en unités de travail
C’est l’étape qui détermine la qualité de tout le reste, et celle que les trames génériques traitent le plus mal. Une unité de travail n’est ni un poste, ni une ligne de l’organigramme : c’est un ensemble homogène de situations d’exposition, et l’INRS précise qu’un atelier entier peut n’en former qu’une seule. Le critère n’est pas administratif, il est physique.
Le découpage type d’une PME industrielle tient généralement en huit à dix unités : réception-magasin, préparation matière, usinage, assemblage, contrôle qualité, traitement de surface, expédition, maintenance, bureaux et, le cas échéant, laboratoire ou bureau d’études. Ce format couvre l’essentiel du tissu industriel français, qui compte environ 322 000 entreprises dont 295 000 microentreprises et 25 000 PME hors microentreprises (Insee Première n° 2084, 2025, données 2023).
Trois cas résistent au découpage et méritent une décision explicite, écrite dans le document :
- La maintenance itinérante. Un technicien qui intervient partout n’appartient à aucune unité de production. On crée une unité « maintenance » propre, dont l’inventaire reprend les dangers rencontrés chez les autres : consignation, travail en hauteur, espaces confinés, intervention machine ouverte.
- Le travail posté en 2×8 ou 3×8. Même machine, exposition différente : éclairage, effectif réduit la nuit, délai de secours allongé, horaires atypiques relevant de l’annexe R4121-1-1. Soit deux unités distinctes, soit une unité unique avec une colonne « variante de nuit » — mais le choix doit être tracé.
- La co-activité. Intérimaires, prestataires de nettoyage, sous-traitants de maintenance : leurs risques figurent dans votre DUERP quand ils travaillent dans vos murs, en articulation avec le plan de prévention.
L’erreur la plus coûteuse est inverse : multiplier les unités par prudence jusqu’à en obtenir trente, puis renoncer à la mise à jour annuelle parce qu’elle est devenue impraticable. Un test simple permet de trancher : deux salariés d’une même unité doivent être exposés aux mêmes dangers, avec la même intensité. Si la réponse est non, séparez. Si elle est oui, regroupez.
Coter les risques : méthode, échelles et limites
Le code du travail n’impose aucune méthode de cotation. L’employeur choisit la sienne, et c’est ce choix — pas le résultat — qui doit être lisible dans le document, l’INRS rangeant la méthode d’appréciation parmi les éléments attendus.
En industrie, trois axes suffisent dans la quasi-totalité des cas : la gravité du dommage potentiel, la fréquence d’exposition, le niveau de maîtrise déjà en place (protection collective, consignation, formation, EPI). Le modèle Parknet reprend ces trois colonnes, avec l’échelle recopiée dans l’onglet lui-même. Sans définition écrite des niveaux, une cotation n’est pas reproductible : la personne qui reprend le fichier l’année suivante ne sait pas ce que valait un « 3 ».
Les familles de dangers à balayer systématiquement dans un atelier : machines et organes en mouvement, bruit, produits chimiques et agents CMR, manutention manuelle et troubles musculosquelettiques, chutes de hauteur et de plain-pied, circulation d’engins et co-activité piétons-chariots, risque incendie et atmosphères explosives, électricité, rayonnements, et les ambiances thermiques que l’article R4121-1 vise expressément — fonderie, traitement thermique, chambre froide, mais aussi hall de production sous verrière en été.
Les risques organisationnels et psychosociaux relèvent du même inventaire. Les traiter uniquement pour les fonctions tertiaires est un réflexe fréquent et infondé : cadences, rotations d’horaires, isolement de nuit et tensions liées aux délais concernent d’abord la production.
Une limite à assumer : la cotation sert à hiérarchiser des actions, pas à produire un score de conformité. Un site dont toutes les lignes sont cotées « faible » n’a pas démontré qu’il était sûr ; il a démontré que son échelle était mal calibrée.
Du modèle au plan d’action : ce que la loi attend selon votre effectif
Le document unique « répertorie l’ensemble des risques professionnels auxquels sont exposés les travailleurs et assure la traçabilité collective de ces expositions » (article L4121-3-1). Ce même article crée une frontière nette à cinquante salariés.
En dessous de ce seuil, les actions de prévention sont consignées dans le DUERP et ses mises à jour : pas de document séparé, mais des actions datées et attribuées. À partir de cinquante salariés, l’évaluation débouche sur un programme annuel de prévention des risques professionnels et d’amélioration des conditions de travail — le PAPRIPACT — qui fixe la liste détaillée des mesures, leurs conditions d’exécution, des indicateurs de résultat et une estimation de coût. Ces quatre exigences sont cumulatives : un tableau d’actions sans indicateur ni coût n’est pas un PAPRIPACT.
La mise à jour obéit à trois déclencheurs distincts (article R4121-2) : au moins chaque année dans les entreprises d’au moins onze salariés ; lors de toute décision d’aménagement important modifiant les conditions de santé, de sécurité ou les conditions de travail ; et dès qu’une information supplémentaire intéressant l’évaluation d’un risque est portée à la connaissance de l’employeur. Une nouvelle machine, un changement de solvant, une fiche de données de sécurité révisée ou un presque-accident déclenchent la deuxième ou la troisième condition, indépendamment du calendrier annuel.
Chaque mise à jour est transmise au service de prévéntion et de santé au travail. Dans le modèle, cette transmission figure comme une ligne du plan d’action, avec sa date : c’est la trace la plus simple à produire en cas de contrôle.

Conservation 40 ans, accès et affichage : les obligations que les modèles gratuits oublient
C’est le point le plus souvent absent des pages de téléchargement concurrentes. Les versions successives du document unique sont conservées et tenues à disposition pendant quarante ans (article R4121-4). Pas la dernière version : toutes.
Le même article énumère les destinataires : les travailleurs et anciens travailleurs, pour les versions couvrant leur période d’activité ; les membres du CSE ; le service de prévention et de santé au travail ; l’inspection du travail ; les agents des services de prévention des organismes de sécurité sociale ; les inspecteurs de la radioprotection. Il impose également l’affichage, en un lieu accessible sur le lieu de travail, d’un avis indiquant les modalités d’accès des travailleurs au document.
Trois conséquences directes sur la façon d’utiliser un modèle : numéroter et dater chaque version ; archiver les précédentes dans un dossier séparé ; ne jamais écraser le fichier de l’année passée. Un tableur unique modifié chaque année détruit mécaniquement la preuve exigée sur quarante ans. La convention de nommage du modèle Parknet (DUERP_site_AAAA_vN) suffit à traiter le problème.
Un point d’organisation propre à l’industrie mérite d’être anticipé : sur quarante ans, un service HSE change plusieurs fois d’outil, de responsable et parfois de propriétaire. Rattacher l’archivage à la gestion documentaire durable de l’entreprise, et pas au seul répertoire du responsable sécurité, évite qu’un ancien salarié demandant en 2050 la version de son atelier se heurte à un dossier disparu.
Dépôt dématérialisé sur le portail numérique : l’état réel du dossier
La loi du 2 août 2021 pour renforcer la prévention en santé au travail a introduit, à l’article L4121-3-1, un dépôt du document unique et de ses mises à jour sur un portail numérique national administré par les organisations professionnelles d’employeurs. Le calendrier annoncé prévoyait le 1er juillet 2023 pour les entreprises d’au moins 150 salariés, puis le 1er juillet 2024 pour les autres.
Ce portail n’a jamais été déployé. Le rapport de l’Inspection générale des affaires sociales n° 2022-109R constate que les conditions posées par le cahier des charges transmis au ministre chargé du travail le 31 mai 2022 par les organisations patronales n’ont pas permis sa mise en œuvre, juge son bilan bénéfices-risques dissuasif et recommande d’y renoncer, au profit d’un accès organisé via les services de prévention et de santé au travail. Le rapport, daté de mai 2023, a été publié le 6 décembre 2023.
Ce qu’il faut en retenir côté entreprise, sans sur-interpréter : l’obligation de dépôt est sans objet tant qu’aucun portail n’existe, et plusieurs pages de téléchargement continuent pourtant de la présenter comme applicable. En revanche, les obligations de rédaction, de mise à jour, de conservation quarante ans, de mise à disposition et d’affichage restent pleinement applicables et sont, elles, contrôlées. Le débat sur le portail n’a jamais allégé quoi que ce soit ; il a seulement retiré une formalité qui n’a jamais existé en pratique.
Modèle gratuit, OiRA ou logiciel : comment choisir sans surpayer
Trois voies coexistent, et la bonne dépend surtout de la fréquence des mises à jour, pas de la taille perçue de l’entreprise.
| Situation | Solution adaptée |
|---|---|
| Site unique, périmètre stable, moins d’une dizaine d’unités de travail | Trame PDF ou tableur, remplie après visite de poste |
| TPE-PME dont le secteur dispose d’un outil dédié | OiRA sectoriel, ou outil générique si le secteur n’est pas couvert |
| Multi-sites, rotation forte des unités, archivage à tracer sur quarante ans | Logiciel dédié, avec gestion des versions |
OiRA (Online interactive Risk Assessment) est un projet européen porté par l’agence EU-OSHA, dont l’INRS est le partenaire en France. Plus de 40 outils sectoriels gratuits y sont disponibles, complétés par un outil générique pour les secteurs non couverts, sans installation ni coût. L’Assurance Maladie – risques professionnels donne également accès gratuitement à un outil en ligne produisant un document unique sur mesure et un plan d’actions, l’obligation s’appliquant dès l’embauche du premier salarié.
Un mot sur les démarches volontaires : l’ISO 45001 fournit un cadre de management de la santé-sécurité qui englobe l’évaluation des risques sans s’y substituer. Le nombre d’organismes certifiés en France est passé de 524 fin 2019 à 1 570 fin 2021 (AFNOR, d’après l’ISO Survey au 31 décembre 2021), une progression qu’expliquent en partie les transitions depuis l’ancien référentiel BS OHSAS 18001.
Le critère de décision tient en une phrase : le coût d’un outil ne se justifie qu’à partir du moment où la mise à jour, et non la rédaction initiale, devient le vrai problème. Tant que le document évolue une fois par an sur un seul site, un tableur suffit.
Sept défauts qui affaiblissent un DUERP lors d’un contrôle
- Trame sectorielle recopiée sans visite de poste. Le document décrit une usine qui n’est pas la vôtre ; l’écart saute aux yeux dès la première question sur une machine.
- Unités de travail calquées sur l’organigramme. Le découpage doit refléter des expositions homogènes, pas des lignes hiérarchiques.
- Absence de date et de numéro de version. Sans elles, la mise à jour annuelle exigée par l’article R4121-2 est indémontrable.
- Annexe de l’article R4121-1-1 manquante alors que des salariés dépassent les seuils d’exposition.
- Plan d’action sans pilote, sans échéance ni estimation de coût — rédhibitoire au-delà de cinquante salariés, où ces éléments sont expressément attendus.
- Aucun avis d’affichage indiquant les modalités d’accès des travailleurs au document.
- Archives écrasées : un seul fichier modifié d’année en année, contre une conservation exigée sur quarante ans.
Le contexte, sans alarmisme : d’après l’enquête « Conditions de travail et risques psycho-sociaux » 2019 de la DARES exploitée par la mission IGAS, 46,4 % des établissements avaient produit ou actualisé leur document unique dans les douze mois écoulés, contre 44,0 % en 2013, et 35,4 % des employeurs déclaraient le porter à la connaissance de l’ensemble du personnel (IGAS, rapport n° 2022-109R, mai 2023). L’écart selon la taille est considérable :
| Taille de l’établissement | Taux |
|---|---|
| Moins de 10 salariés | 41,1 % |
| 10 à 49 salariés | 69,4 % |
| 50 à 249 salariés | 82,6 % |
| 250 à 499 salariés | 90,9 % |
| 500 salariés et plus | 92,8 % |
Le même rapport indique que les amendes prononcées par les DREETS représentaient en 2021 un montant moyen unitaire de 1 047 €. La sanction financière n’est donc pas le véritable enjeu : un document unique absent ou manifestement recopié pèse surtout dans la caractérisation de la faute inexcusable après un accident, et dans la capacité de l’entreprise à démontrer ce qu’elle savait, quand, et ce qu’elle en a fait.
Un dernier repère de méthode pour utiliser la trame : consacrez le temps à l’atelier, pas au fichier. Une demi-journée de visite avec les opérateurs produit un document plus solide que trois jours de remplissage devant un écran, quel que soit l’outil retenu.
Sources
- Légifrance — code du travail, article R4121-1 — « L’employeur transcrit et met à jour dans un document unique les résultats de l’évaluation des risques pour la santé et la sécurité des travailleurs (…). Cette évaluation comporte un inventaire des risques identifiés dans chaque unité de travail de l’entreprise ou de l’établissement, y compris ceux liés aux ambiances thermiques. » (Version en vigueur depuis le 1er avril 2011 ; page consultée le 09/09/2026)
- Légifrance — code du travail, article R4121-2 — Le DUERP est mis à jour au moins chaque année dans les entreprises d’au moins onze salariés, lors de toute décision d’aménagement important modifiant les conditions de santé, de sécurité ou les conditions de travail, et lorsqu’une information supplémentaire intéressant l’évaluation d’un risque est portée à la connaissance de l’employeur. (Version en vigueur depuis le 31 mars 2022, issue du décret n° 2022-395 du 18 mars 2022 ; page consultée le 09/09/2026)
- Légifrance — code du travail, article R4121-4 — Les versions successives du DUERP sont conservées et tenues à disposition pendant 40 ans, notamment des travailleurs et anciens travailleurs pour les versions couvrant leur période d’activité, des membres du CSE, du service de prévention et de santé au travail, de l’inspection du travail et des agents des services de prévention des organismes de sécurité sociale ; un avis indiquant les modalités d’accès des travailleurs est affiché en un lieu accessible. (Version en vigueur depuis le 31 mars 2022 ; page consultée le 09/09/2026)
- Légifrance — code du travail, article L4121-3-1 — Le DUERP répertorie l’ensemble des risques professionnels et assure la traçabilité collective des expositions. Dans les entreprises d’au moins 50 salariés, l’évaluation débouche sur un programme annuel de prévention des risques professionnels et d’amélioration des conditions de travail (PAPRIPACT) fixant la liste détaillée des mesures, leurs conditions d’exécution, des indicateurs de résultat et une estimation de coût ; en deçà de 50 salariés, les actions de prévention sont consignées dans le DUERP et ses mises à jour. L’article prévoyait un dépôt dématérialisé sur un portail numérique à compter du 1er juillet 2023 (150 salariés et plus) puis du 1er juillet 2024. (Version en vigueur depuis le 31 mars 2022, issue de la loi n° 2021-1018 du 2 août 2021 ; page consultée le 09/09/2026)
- Légifrance — code du travail, article R4121-1-1 — L’employeur annexe au DUERP les données collectives utiles à l’évaluation des expositions individuelles aux facteurs de risques professionnels, ainsi que la proportion de salariés exposés au-delà des seuils, actualisée à chaque mise à jour du document. (Version en vigueur depuis le 1er janvier 2016 (décret n° 2015-1885 du 30 décembre 2015) ; page consultée le 09/09/2026)
- Légifrance — code du travail, article R4741-1 — Le fait de ne pas transcrire ou de ne pas mettre à jour les résultats de l’évaluation des risques dans les conditions prévues aux articles R4121-1 et R4121-2 est puni de l’amende prévue pour les contraventions de 5e classe ; la récidive relève des articles 132-11 et 132-15 du code pénal. (Version en vigueur depuis le 1er mai 2008 ; page consultée le 09/09/2026)
- INRS — dossier « Document unique d’évaluation des risques », rubrique Ce qu’il faut retenir — Aucun modèle n’est imposé : la forme et le support du document unique (papier ou numérique) sont laissés au choix de l’employeur. L’INRS précise le contenu attendu (cadre de l’évaluation, méthode d’appréciation, inventaire des risques identifiés et évalués, actions à mettre en œuvre) et rappelle que les unités de travail sont des ensembles homogènes de situations d’exposition, pouvant couvrir un atelier entier, et non des postes individuels. (Page consultée le 09/09/2026)
- INRS — dossier « Évaluation des risques professionnels », rubrique Ce qu’il faut retenir — L’absence de formalisation des résultats de l’évaluation des risques est passible d’une amende de 1 500 €, doublée en cas de récidive. L’INRS renvoie à la circulaire de la direction des relations du travail du 18 avril 2002 pour l’élaboration du document unique. (Page mise à jour le 17/10/2023 ; consultée le 09/09/2026)
- INRS — « TPE-PME : des outils en ligne pour évaluer les risques professionnels » (OiRA) — OiRA (Online interactive Risk Assessment) est un projet européen porté par l’agence EU-OSHA, dont l’INRS est le partenaire en France ; plus de 40 outils sectoriels gratuits y sont disponibles, complétés par un outil générique pour les secteurs non couverts, sans installation ni coût. (Page mise à jour le 26/02/2026 ; consultée le 09/09/2026)
- Assurance Maladie — Risques professionnels (ameli.fr) — L’Assurance Maladie – Risques professionnels et l’INRS donnent accès gratuitement à un outil en ligne d’évaluation des risques permettant d’obtenir un DUERP sur mesure et un plan d’actions ; l’obligation s’applique dès l’embauche du premier salarié. (Page mise à jour le 27/12/2024 ; consultée le 09/09/2026)
- IGAS — rapport n°2022-109R, « Réforme du document unique d’évaluation des risques professionnels : état des lieux et propositions » — Le rapport constate que les conditions posées par le cahier des charges transmis au ministre chargé du travail le 31 mai 2022 par les organisations patronales n’ont pas permis le déploiement du portail numérique national des DUERP, juge son bilan bénéfices-risques dissuasif et recommande d’y renoncer au profit d’un accès organisé via les services de prévention et de santé au travail. Il relève également que moins de la moitié des entreprises respectent leurs obligations relatives au DUERP. (Rapport daté de mai 2023, publié le 6 décembre 2023 ; page consultée le 09/09/2026)
- IGAS — rapport n°2022-109R, texte intégral (179 pages) — D’après l’enquête « Conditions de travail et risques psycho-sociaux » 2019 de la DARES exploitée par la mission, 46,4 % des établissements avaient produit ou actualisé leur DUERP dans les douze mois écoulés (44,0 % en 2013), et 35,4 % des employeurs déclaraient le porter à la connaissance de l’ensemble du personnel. Les taux varient fortement selon la taille : 41,1 % dans les établissements de moins de 10 salariés, 69,4 % de 10 à 49 salariés, 82,6 % de 50 à 249, 90,9 % de 250 à 499 et 92,8 % à partir de 500 salariés. Les amendes prononcées par les DREETS s’élevaient en 2021 à un montant moyen unitaire de 1 047 €. (Mai 2023 (données DARES 2019) ; document consulté le 09/09/2026)
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